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Dussaut et Boisseau : la fidélité à durée limitée

Communiqué de presse de Margaux Taillefer

Samedi 12 septembre, M. Pierre Dussaut et Mme Christine Boisseau m’ont informée de leur décision de quitter le Rassemblement National pour rejoindre une autre formation politique. J’ai donc décidé de les exclure du groupe des conseillers municipaux du Rassemblement National de Pau.

Élus en mars dernier sous nos couleurs, portés par la confiance de Palois qui voulaient quatre élus du Rassemblement National pour les représenter au conseil municipal de leur ville, ils ont fait un choix : changer de camp, six mois seulement après leur élection. Ils en ont parfaitement le droit. Mais la fidélité aux engagements aurait commandé d’aller au bout de ce choix et de démissionner de leurs mandats. Ils s’y refusent.

Le revirement de M. Dussaut est d’autant plus cocasse qu’il occupait, il y a encore six mois, la fonction de directeur de campagne. Difficile, dans ces conditions, de prétendre découvrir aujourd’hui le projet, les convictions ou le mouvement sous les couleurs desquels il sollicitait alors les suffrages des Palois.

Directeur de campagne en mars, parti ailleurs en septembre. Cette trajectoire éclair en dit finalement davantage sur l’homme que tous les discours qu’il pourra désormais tenir.

Et puisque le ridicule accompagne parfois le reniement, M. Dussaut invoque désormais l’article 27 de la Constitution pour annoncer qu’il conservera ses mandats. Voilà une promotion dont personne n’avait été informé : élu conseiller municipal il y a six mois, Pierre Dussaut se prend déjà pour un parlementaire. L’article qu’il cite concerne en effet le Parlement. À défaut de savoir rester fidèle à ses engagements, il pourrait au moins rester à sa place.

Sur le fond, les choses sont pourtant beaucoup plus simples : leur démission permettrait aux candidats suivants de notre liste de leur succéder et donc de maintenir quatre élus du Rassemblement National au conseil municipal, conformément au choix exprimé par les Palois en mars dernier.

Voilà finalement ce qui résume le mieux leur démarche : tout peut être abandonné, sauf le fauteuil.

Cette rupture est politique et compte tenu de la confiance qui leur avait été accordée, elle est aussi profondément décevante sur le plan humain. Mais elle ne changera rien à notre engagement.

Avec Dylan Guichaoua, nous gardons le cap. Face aux reniements et aux ambitions personnelles, nous continuerons de choisir la fidélité, la constance et le respect de la parole donnée.

Certains auront tenu six mois. Nous tiendrons six ans. Notre conception de la politique tient en un mot : servir. La leur semble désormais tenir en deux : se servir.

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Signé par
Margaux TailleferConseillère municipale et communautaire de Pau, Référente de la 2e circonscription